------------------------------------

---> Les 10 dernières critiques :
OTEC de Tereza Nvotová

L'ŒUVRE INVISIBLE de Vladimir Rodionov et Avril Tembouret
LES RAYONS ET LES OMBRES de Xavier Giannoli
A PIED D'ŒUVRE de Valérie Donzelli
ADIEU MONSIEUR HAFFMANN de Fred Cavayé
EASY A de Will Gluck
LARA de Jan-Ole Gerster

THE ART OF SELF-DEFENSE de Riley Stearns
YESTERDAY de Danny Boyle
GREEN BOOK de Peter Farrelly

 

 

 

- Consultez les règles de la LANTERNE MAGIQUE en cliquant ici.

 

- Consultez les règles du QUIZZ en cliquant ici.

 

SI VOUS VOULEZ CREER VOTRE BLOG, NE CHOISISSEZ PAS OVER-BLOG. DES BUGS TOUS LES JOURS !!!
------------------------------------

CELINE FAIT SON CINEMA

LES AUTRES INCONTOURNABLES DE CELINE

LA SAGA DES ETOILES FILANTES

D'AUTRES ETOILES FILANTES

LE VIEUX MONDE QUI N'EN FINIT PAS

LE BLOG DE D&D

MATIERE FOCALE

ARRET SUR IMAGES

WORLD COMMUNITY GRID

FREAKOSOPHY

AUJOURD'HUI J'AI APPRIS...

LA VIE ROCAMBOLESQUE ET INSIGNIFIANTE DE BRAD PITT DEUCHFALH

ART OF THE TITLE

LE TRIBUNAL DES BUREAUX

L'ETRANGE FESTIVAL

IMDB
 

 
 
 
Join the Blue Ribbon Online Free Speech Campaign
 
 
 
 
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 00:55

----------------  LINCOLN  ----------------
---------------  SALLE 1  ---------------

Mercredi 6 juillet 2016, 20h30
JA, OLGA HEPBAROVA de Tomas Weinreb et Petrz Kazda

 

                Quasiment sur l’avenue des Champs-Elysées, le Lincoln se découvre dans une rue perpendiculaire nommée rue Lincoln. Le pub irlandais situé juste à côté, avec sa population qui envahit littéralement le trottoir et ses alentours, lui vole la vedette. Ce plexe arrive difficilement à se signaler par sa belle enseigne à l’américaine et, juste au-dessus, par son panneau présentant l’une au-dessus de l’autre les trois affiches des films projetés. De grandes affiches. Cela, c’est pour le côté kawaï qui en jette quand nous débarquons dans la rue et que nous voyons cela de loin.
 

Le hall d’accueil y est réduit à l’essentiel. Le caissier est coincé dans sa cabine et n’a pas fière allure. Alors, il devient tout heureux de pouvoir délivrer un billet à qui se présente à lui. Il laisse s’exprimer sa sympathie et peut-être un peu sa joie d’avoir enfin quelqu’un à qui parler, si bien qu’il n’est pas besoin de le prier pour qu’il s’épanche en précisions utiles pour déambuler jusqu’à la salle 1. A droite de la caisse, les entrées pour les salles 2 et 3. A gauche, un escalier qui descend en colimaçon vers la salle 1. Ajoutons à cela que ce hall est ouvert aux quatre vents et qu’il est d’une étroitesse toute singulière. Il se présenterait presque comme une extension du trottoir. Tant et si bien que s’imprime en nous l’étrange impression qu’il n’y a pas de plexe, qu’il n’existe pas en tant que lieu, et que nous voilà simplement à l’embouchure d’un embranchement de 3 salles.
 

Nous nous sentons un rien saugrenu rien qu’à l’idée de patienter dans ce hall, alors nous voilà partis derechef pour emprunter cet escalier de forme hélicoïdale. Nous y croisons un couple de personnes âgées qui s’essoufflent d’emprunter le chemin en sens inverse. Je me plais alors à rêver un film où le personnage principal serait un plexe qui produirait ses propres films et créerait des bandes-annonces affriolantes destinées à attirer ce type de grabataires. Les escaliers et autres chemins du plexe menant aux salles seraient alors conçus comme des parcours du combattant. Des légendes urbaines colporteraient le bruit qu’à partir d’un certain âge les personnes n’en reviennent pas. Ce serait un film ludique et follement amusant. Il n’y aurait pas de sang mais beaucoup de morts. Il y aurait des surprises, de l’aventure, du suspense à chaque tournant et le tout serait basé sur une histoire vraie au sein d’un scénario hélicoïdal à la Guy Maddin (par opposition à Xavier Dolan et ses scénarii en ligne droite). Ce serait un film drôlement chouette, interdit aux personnes vivant en maison de retraite.
 

Le Lincoln est un plexe plutôt classe. Les murs pierre-bois-moquette de l’escalier sont classe. La disposition de la salle est classe. La décoration est classe. Et toute cette classe pourrait presque passer pour du luxe. La salle est très bien tenue. Il y a comme une impression de neuf tant rien ne semble altéré ni même sali par la poussière ou usé par le passage. Il y a pourtant un élément qui ne me ravit pas du tout : les strapontins. D’abord ils sont trop moelleux, trop étroits et surtout leur dossier est courbé vers l’avant ce qui a pour effet de faire pencher votre plexus lorsque vous êtes assis. Et c’est très désagréable. Ce qui est d’autant plus dommage car la salle est inclinée vers l’arrière, ce qui fait le beau jeu du cinéma que l’on regarde la tête levée vers l’écran, caractéristique essentiel pour toute invitation au voyage.
 

Ce soir-là, nous sommes 8 spectateurs dans une salle qui peut en contenir près de 150. Le film est sorti aujourd’hui. C’est du prime time. Film tchèque. Noir et blanc. C’est une œuvre sombre et sublime. Et nous ne sommes que 8 pauvres êtres à refuser de voir le match de la première demi-finale de l’Europe 2016, et à aller le crier haut et fort dans la salle 1 du Lincoln. A ce moment, l’avantage que revêt ce type de film est qu’il est prometteur de surprises et de découvertes. Alors qu’à l’Europe 2016, il n’y a ni surprise ni découverte, puisque nous savons que la compétition a été truquée dès le départ et la triche se fait ouvertement au bénéfice de l’équipe de France pour l’aider à aller le plus loin possible dans la compétition. Mais bon… La grande majorité n’hésite jamais à descendre dans la rue pour fêter une victoire de football alors qu’elle peine à se mobiliser lorsque les personnes de pouvoir détricotent leurs acquis sociaux qui datent de plus de 50 ans. C’est bien. Continuez à créer vos violences. Justement, le film de ce soir parle de cela. Du fait que l’humanité se comporte toujours plus de manière folle et suicidaire que d’une façon rationnelle et mesurée. Tant mieux pour nous 8.
 

Pour que vous soyez au courant des petits détails de cette salle 1, il faut d’abord que vous sachiez que vous n’échapperez pas aux sempiternels blocs lumineux. Comme cette salle est tout en longueur, les côtés de l’écran se trouvent proches du mur. Enfin, pas totalement sur sa droite puisque nous y trouvons un petit espace qui regroupe toilettes et sortie de secours. Le tout indiqué par un bloc lumineux assez faible mais qui diffuse suffisamment pour éclairer l’écran de sa lumière orangée au cours de la projection. Deux autres blocs lumineux, qui n’ont rien d’informatif, juste font-ils de la lumière, dégagent une telle intensité lumineuse que même en étant placés tout en haut et très loin de l’écran, ils parviennent vaguement à toucher eux-aussi l’écran de leur empreinte orange. Et dans le même registre, et bien que nous ne fussions que 8 dans la salle, l’un d’entre eux a quand même éprouvé le besoin de consulter l’heure sur son téléphone portable, déchirant l’obscurité de la salle par la violente lumière qui en émanait.
 

L’espace pour les grandes jambes entre deux rangées de strapontins est tout à fait convenable.
 

Nous avons aussi noté que le son ne présentait pas de problème majeur alors que l’image, aussi belle soit-elle, était un peu sèche et pourrait bien nécessiter un léger rehaussement de sa luminosité.
 

Sinon, un gros bug à signaler aux trois quarts du film : l’image disparaît subitement de l’écran pendant 2 secondes et réapparaît toute verte pendant le même laps de temps. Ca, pour le coup, ça ne fait pas très luxe !
 

Les lumières se rallument malheureusement en plein générique de fin (le Lincoln est classé art et essai, preuve en est que ce label n’est accordé que sur des critères financiers, ce qui explique aussi pourquoi les plexes classés art et essai peuvent aussi diffuser des blockbusters, ben voyons !). Il ne nous reste plus qu’à s’hélicoïder en haut. Plus personne dans le hall, le rideau de fer est fermé… Le client n'est plus roi nulle part !

 


 

commentaires