----------- REFLET MEDICIS ----------- Jeudi 30 juin 2016, 21h50 |
Le Reflet Médicis est un plexe qui bénéficie d’un chouette emplacement en plein cœur du quartier latin. Qui plus est, dégagé de l’effervescence de ce quartier puisqu’il se localise dans une petite rue au calme inattendu.
D’abord, le Reflet Médicis c’est surtout tout un nom. Un nom qui sonne riche et donne déjà beaucoup à voir avant même d’avoir pénétré l’enceinte. Probablement la plus belle appellation pour un cinéma sur la place parisienne. Nous sommes loin de ces plexes sans idée qui adoptent bêtement le nom des holdings qui les dirigent. (Soupir.) Enfin !… Tout cela vaut mieux que les créatifs qui ouvrent des restaurants et leur donnent pour nom le numéro de la voirie sur laquelle ils se situent. Du moment que nous évitons les jeux de mots des salons de coiffure !
Dans la rue Champollion, le Reflet Médicis se remarque par la belle enseigne qui l’annonce et prédomine son porche biseauté très apprécié pour un débriefing d’après projection.
Dans le hall d’accueil nous trouvons de grandes et belles affiches de films qui nous préviennent que nous sommes là dans un vrai cinéma. Pas d’écrans LCD. Ni de stand à sucreries qui s’étend sur des kilomètres. Un simple distributeur automatique délivre les calories qui font grossir. Mais le vrai problème de ce hall me semble être sa disposition. La caisse est centrale et dispatche à gauche la salle 1, et à droite les deux autres salles. De part et d’autre d’étroits comptoirs avec des tabourets hauts dont les sièges sont déchirés permettent de se poser. L’avantage de ce hall est qu’il est très grand et qu’il pourrait, aménagé de manière tout autre devenir plus accueillant, plus convivial, et, disons-le, plus funky. La jeune caissière elle-même reflète un peu l’atmosphère qui y règne. Comme les spectateurs ne se pressent pas à l’entrée, elle s’enfouie dans un livre jusqu’à ce que nous venions la déranger pour avoir notre précieux sésame. Politesse du bout des lèvres, sourire en option, vague sentiment de la déranger. Il faut encore que nous demandions où se trouve la salle 2 pour qu’elle daigne bien vouloir nous l’indiquer. Toujours du bout des lèvres.
Le reste du plexe vient corroborer ce que laisse présager l’atmosphère prégnante de l’accueil. Nous voici dans un lieu pour lequel un petit rafraîchissement serait le bienvenu. Sol usé, moquette qui se décolle du mur, nez de marches manquants, plafond de la salle abîmé, toilettes remplies d’inscriptions sur les murs etc.
La salle 2 contient 75 strapontins dont seulement 7 seront utilisés pour cette séance. Car voilà où le bât blesse dans ces plexes de quartier. Le public déserte toujours plus. A l’entrée, nous avons croisé des amis qui sortaient de COSMODRAMA de Philippe Fernandez. 5 personnes dans la salle ! Et pourtant le Reflet Médicis propose une programmation exigeante de films d’auteur. Mais plus personne n’éduque le public à choisir un plexe avant de choisir un film. Cela peut vous sembler aujourd’hui aberrant concernant le cinéma, mais c’est une pratique qui continue à se faire pour les théâtres, par exemple.
Bref, le public du Reflet Médicis est calme et connaît les bonnes manières. En opposition, par exemple, à celui du Forum des Images où il est devenu impossible de suivre une projection sans être agressé par un téléphone portable. A qui la faute ? Quand on sait que certains distributeurs n’hésitent pas à pousser les spectateurs à tweeter pendant le film lors d’avant-premières…
Les strapontins de la salle sont plutôt en bon état. Moins un qui ne se rabat plus et est donc devenu un fauteuil à part entière. Pas assez fermes à mon goût. Mais les rangées laissent assez d’espace avec le fauteuil de devant ce qui nous évite d’avoir les genoux dans les épaules. C’est déjà ça de pris. Tiens, un chewing-gum collé à la moquette depuis 1989 fait de la résistance dans ma rangée…
L’aspect de la salle est assez atypique. Elle n’est pas sans nous rappeler la salle 5 du Gaumont Mistral. Nous entrons par la gauche de l’écran, face au public. Le fond de la salle se situe dans un renfoncement où se trouve aussi une sortie de secours. Au-dessus de notre entrée un bloc (pas trop) lumineux. Les rangées, elles, sont légèrement inclinées vers l’arrière. Cela engage à lever les yeux vers l’écran et à plonger la tête en arrière. Une vraie projection de cinéma, quoi !
L’écran est aux bonnes dimensions de la salle mais il a un énorme défaut. Plusieurs trainées sombres zèbrent l’écran en son milieu (suite à un nettoyage trop appuyé ?) et se détectent très facilement sur les parties claires. Ce qui est particulièrement gênant pour notre film puisqu’il commence notamment par un écran blanc, et cette couleur se retrouve dans de fortes proportions tout le reste du métrage. Un tel défaut à l’écran est tout bonnement inadmissible pour un plexe ! Quand est-ce que cela devient grave pour la direction ? Quand l’écran est déchiré ?
D’autre part, la luminosité fait le minimum syndical. Le son manque largement de punch et de grandiose. Et dernière faute de bienséance en fin de film : les lumières se rallument dans la salle alors que le film n’est pas terminé à l’écran (et je parle bel et bien du film pas du générique, d’ailleurs le film n’en a pas).
Le Reflet Médicis fait partie de ces plexes qui montrent de bien belles qualités mais qui manquent cruellement d’âme. En témoigne notre sortie par l’entrée du bâtiment. De la salle jusqu’à la rue : personne. L’impression d’un navire laissé à l’abandon.
- Toutes les salles par ordre de préférence :
- STUDIO 28
- LES FAUVETTES - Salle 1
- LE BALZAC - Salle 2 - Salle 3
- L'ARLEQUIN - Salle 1
- FORUM DES IMAGES - Salle 30 - Salle 100 (I, II) - Salle 300 - Salle 500
- LOUXOR - Salle 1
- ETOILE SAINT-GERMAIN
- KATORZA - Salle 1
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES MARIGNAN - Salle 1
- REFLET MEDICIS - Salle 2
- LES 3 LUXEMBOURG - Salle 1 (I, II)
- 5 CAUMARTIN - Salle 1
- U.G.C. ODEON - Salle 3
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES AMBASSADE - Salle 6
- GAUMONT MISTRAL - Salle 5
- MK2 PARNASSE - Salle 3
- GAUMONT OPERA PREMIER - Salle 2 - Salle 5 - Salle 6
- GAUMONT OPERA FRANCAIS - Salle 10 - Salle 12
- MK2 QUAI DE LOIRE - Salle 3
- U.G.C. MONTPARNASSE - Salle 7
- PATHE WEPLER - Salle 1 - Salle 3 (I, II) - Salle 8 - Salle 10 - Salle 12
- GAUMONT OPERA CAPUCINES - Salle 5
- U.G.C. CINE CITE LES HALLES - Salle 4 - Salle 6 - Salle 7 - Salle 9 - Salle 10 - Salle 11 - Salle 30 - Salle 31 - Salle 32.
- Toutes les salles par ordre de préférence :





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