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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 09:00

---  GAUMONT OPERA FRANCAIS  ---
----------------  SALLE 12  ----------------

Vendredi 11 mars 2016, 19h35
EPERDUMENT de Pierre Godeau

 

                Retour dans ce plexe depuis quasiment un an que nous n’y avons pas mis les pieds. Et c’est comme si nous l’avions quitté hier. Rien n’a changé. Toujours le même culte de la personnalité, toujours la même décoration sans aucun charme, les mêmes motifs discounts et infantilisants, les mêmes couleurs qui se marient mal… Plateau de télévision ou magasin de jouets ? De toute façon, le résultat est le même.
 

Ici, le personnel est plutôt sympathique. Tous attendent votre venue en discutant entre eux du côté de la caisse. Du coup, c’est une effervescence artificielle qui étreint notre arrivée dans ce petit lieue.
 

Pour accéder à la salle 12, il faut passer devant le stand à friandises qui se trouve au balcon. Il est franchement difficile de passer à côté tant il est proéminent et vous fait culpabiliser de ne rien acheter. La forte odeur de pop-corn qui en émane est désagréablement envahissante.
 

Nous sommes arrivés par ce qui fait le charme de ce plexe : un escalier à deux côtés, vraiment très différent des escaliers ou escalators impersonnels que nous trouvons ailleurs. Sans être complètement original, celui-ci rend le lieu un peu moins laide.
 

Il faut encore monter quelques marches dans un étroit couloir pour accéder à la salle 12. Une salle tout en longueur, comme la salle 10.
 

A cette séance, le film a réussi à mobiliser un tiers de salle. C’est plutôt correct. Un public très sage tout au long de la projection, et qui ne salit quasiment pas la salle. Celle-ci est tout à fait convenable. L’écran est suffisamment grand quand on se trouve vers les premiers rangs, peut-être un peu moins pour les derniers, puisque la salle est en longueur. Et puis, près de l’écran, les rangées s’élèvent légèrement ce qui permet de regarder le film la tête penchée vers l’arrière, confortablement appuyée contre le dossier. Ca, c’est un point non négligeable.
 

Les fauteuils sont des strapontins neufs très bien rembourrés, mais la jointure entre le siège et le dossier n’est toujours pas satisfaisante.
 

En ce qui concerne les blocs lumineux de sécurité, évidemment il y en a un près de l’écran, sur la droite, cette fois-ci. Toujours cette habitude sécuritaire qui nuit à la qualité d’une projection digne de ce nom !
 

A part cela, les lumières se rallument au début du générique. Et c’est bien dommage car EPERDUMENT est vraiment le genre de film qui mériterait une sortie de projection tout en douceur, accompagnée par un générique pendant lequel le spectateur se plaît à s’interroger, à refaire le film dans sa tête, à émettre des hypothèses, le tout bercé par les chansons de fin qui prolongent l’ambiance. C’est par ce genre de petit détail que Gaumont prouve une fois de plus que cette enseigne ne comprend plus rien au cinéma en salle.
 

La sortie se fait par le même couloir claustrophobe par lequel nous sommes entrés. La vendeuse du comptoir de pop-corn semble désespérée de ne pas avoir de clients et les scrute dans l’espoir que l’un d’entre eux croira qu’elle lui fait de l’œil.
 

Nous partons sans joie, persuadés d’avoir vécu une expérience similaire en tous points à celle que nous avions vécus précédemment dans la salle 10. Non, non, rien n’a changé…

 


 

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