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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 09:00

-------------  U.G.C. ODEON  -------------
---------------  SALLE 3  ---------------

Lundi 28 décembre 2015, 21h45
DEMAIN de Cyril Dion et Mélanie Laurent

 

                Le charisme est un mot qu’on attribue d’ordinaire à ceux qui font le cinéma et qu’on va voir sur grand écran. Il est rare de s’en sévir pour désigner un plexe, mais je crois que son utilisation est parfaite pour qualifier l’U.G.C. Odéon et dire que celui-ci manque singulièrement de charisme. C’est une chose qui m’a toujours marqué. Pourtant situé sur la place Henri Mondor, il est stupéfiant de constater que l’U.G.C. Danton qui se trouve en face, bénéficie d’une façade beaucoup plus voyante alors que sa conception ne se démarque pas tant que cela. Le cinéma, à tous les niveaux, est parfois cruel tant il ne tient pas à grand-chose. L’architecture aussi.
 

En entrant dans cet UG.C. Odéon, la première chose qui saute aux yeux est l’étroitesse du hall. D’abord, il n’y a pas de place pour une file d’attente à la caisse. Si des personnes se trouvent devant vous, vous en serez pour attendre votre tour sur le trottoir. Idem si vous devez faire la queue pour les séances dont les salles ne sont pas encore prêtes. Toutes ces files sont clairement organisées par des cordons de sécurité, mais à l’extérieur. Ce qui n’est pas l’idéal si le climat fait des siennes, vous en conviendrez.
 

Donc, dans ce hall il n’y a pas la place pour grand-chose si ce n'est un comptoir de sucreries proéminent qui ne laisse aucun espace pour flâner ou discuter entre spectateurs. L’endroit est clairement fonctionnel. D’ailleurs, la caisse n’est pas bien épaisse non plus. C’est un homme qui la tient. Il n’est pas agréable et ne dit même pas bonsoir. Il me confie un ticket pas beau du tout (ce qui est la règle chez U.G.C.) et m’indique la salle qui se trouve derrière lui.
 

Dans le sas qui fait office de couloir je détecte une moquette noire défraîchie qui a eu une belle vie et qui attend qu’on la remplace. Elle est parsemée de quelques éléments pop-corneux, mais ce n’est pas l’orgie non plus. Tout à coup, une odeur tout à fait nouvelle s’empare de mes narines. Après une rapide détection olfactive, j’en déduis qu’il s’agit d’un savant mélange entre un produit détergent et du vomi. C’est malin, je ne sens plus que ça, maintenant ! Déguerpissons et faisons notre entrée dans cette salle 3. Ici, la sobriété est de mise. L’architecte d’intérieur a essayé de lui donner une touche élégante avec de fines lumières verticales. En fait, c’est exactement la même déco que dans les salles les plus récentes de l’U.G.C. Ciné Cité Les Halles (de la salle 30 à la salle 37). C’est sans idée, sans personnalité, et donc tout ce qu’il y a de plus anonyme. Cela a juste le mérite de ne pas nous écorcher les yeux.
 

Dans une salle d’environ 100 places, une vingtaine de personnes à pris place. Et ils ont eu bien raison puisque nous voilà très bien installés dans des strapontins costauds qui sont synonymes de réel confort. L’espace pour les jambes est bon, mais il n’est pas exclu qu’une personne assise juste devant ne vienne obstruer une partie de l’écran. Les dimensions de l’écran sont très bien adaptées à la salle, sans être exceptionnelles. Juste ce qu’il faut pour bien voir de toutes parts.
 

Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il y a un gouffre entre la salle et l’accent mis sur la qualité de la projection, et le reste du plexe où le spectateur ne semble pas pris en considération avec son envie de participer à une expérience cinématographique. D’habitude les salles sont à l’avenant (à peu de choses près) de ce qu’on nous propose à l’entrée, mais ici, il existe un décalage très nettement palpable entre ce qu’il se passe dans la salle et ce qu’il se passe en dehors
 

Enfin, pendant ce générique, nous remarquons que la cabine de projection en fond de salle est trop basse, puisque les spectateurs qui se lèvent pour partir passent devant le vidéoprojecteur et font des ombres chinoises sur l’écran. Cette fois, il est temps d’y aller et de réemprunter le couloir qui nous a vus arriver. Nous prenons une grande inspiration…

 


 

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