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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 09:00

--  U.G.C. CINE CITE LES HALLES  --
---------------  SALLE 30  ---------------

Samedi 26 décembre 2015, 20h50
LE NOUVEAU de Rudi Rosenberg

 

                J’étais la veille dans ce gros plexe sans âme. Il n’y avait pas beaucoup de spectateurs, Noël ayant été préféré à une programmation peu attirante malgré le nombre de films diffusés. Mais aujourd’hui, c’est un peu mieux. A peine je descends les derniers escaliers de la Porte du Jour qui mènent directement au plexe que l'odeur de pop-corn m'assaille. Devant l’entrée, quelques personnes essaient de faire nombre mais ce n’est pas non plus les grandes heures. Pourtant nous sommes un samedi soir, en début de soirée, et j’ai prévu d’aller voir un film qui semble fédérer depuis sa sortie, il y a 3 jours.
 

Je me dirige donc vers les caisses qui se trouvent au sous-sol. Escalator en dérangement. S.D.F. bruyante sur les marches. Un jeune désœuvré veut me taper un euro. Les Halles, quoi. J’arrive à la caisse. Une seule personne devant moi. Heureusement, elle en termine dès que je pointe le bout de mon nez. La caissière me délivre mon pass sans grand zèle, mais elle est aimable, c’est déjà ça. Je lui souhaite une bonne soirée, dois refaire le même trajet en sens inverse pour revenir au premier étage, le même jeune me retape du même euro, l’escalator est toujours dans un sale état, et la S.D.F. toujours en panne. Ou l’inverse.
 

Les vigiles me laissent passer car je n’ai aucun sac à inspecter (Vigipirate oblige), et une jeune exploitée me déchire mon billet avec un léger sourire. Un peu plus loin, c’est un jeune exploité qui me contrôle à nouveau. Et je dois toujours trouver cette salle 30. C’est très bien fléché, mais c’est loin. Tellement loin que j’en profite pour faire une halte aux toilettes. Pas vraiment clean, pas ignoble non plus. Je vous passe les détails mais elles ne sont visiblement pas entretenues comme le laisse penser la feuille de vérification collée à la porte. Le dernier check-in remonte à 20 heures 10, soit 35 minutes plus tôt. Je me suis toujours demandé à quoi cela peut bien servir ? Sont-ce les spectateurs qui doivent signer pour signaler qu’ils ont bien fait ce qu’ils étaient venus faire ? Est-ce réservé aux employés du plexe ? Viennent-ils à heures fixes pour s’entraîner à signer ? Pour faire autre chose ? Certainement pas pour nettoyer l’endroit, car je doute que 35 minutes plus tard on arrive à un tel résultat, même en s’y mettant à plusieurs…
 

Je continue car j’étais quand même venu pour autre chose. Je monte deux escalators. J’espère qu’il doit y avoir un autre accès quelque part, un ascenseur probablement, car s’ils tombent en panne, il faudra se reporter sur un autre film.
 

Il faut dire que c’est la partie annexée le plus tardivement par ce plexe, ce qui explique son éloignement. Cela explique aussi que les fauteuils (bon, des strapontins, d’accord) sont plus fermes et moins défoncés que dans les autres salles. Cela n’empêche pas les spectateurs d’y déverser leur pop-corn et de jeter par terre ce qu’ils ont sous la main. La salle est dans un état déplorable ! Personne n’est venu la nettoyer.
 

En rentrant, vous remarquerez une caméra de surveillance qui filme la salle. Et pas discrète en plus, la machine ! Irrespect, affront, insulte, vous pouvez le prendre comme vous voulez, je trouve que c'est un élément disqualifiant qui devrait directement éliminer ce plexe dans notre choix de salle.
 

Signalons que l’entrée se fait sur le côté gauche de l’écran. Je vous conseille d’arriver dans les premiers sinon tous les regards se tourneront vers vous. Sur la droite, une sortie de secours est indiquée par un bloc lumineux qui vous dérangera pendant toute la projection. Mais ce n’est pas fini, je vous déconseille aussi les fauteuils sur les côtés car les marches sont éclairées et tout aussi gênantes pendant le film. C’est un tel festival de n’importe quoi au niveau des lumières (même les murs sont ornés de fines lumières verticales qui cherchent à donner un côté classe à cette salle), que l’écran n’est pas épargné. Le bloc lumineux indiquant la sortie envoie une lumière orangée sur le côté droit. Il y a aussi une sorte de halo lumineux (venant d’on ne sait où) sur tout le côté gauche. Tout cela se remarque évidemment pendant les parties les plus sombres du film.
 

Le film démarre et fait rire une salle de 109 places remplie aux trois quarts. Beaucoup de jeunes. Et tout ce beau monde se tient bien. Avec un bon fauteuil et un bel espace pour les jambes, la projection est confortable. L’image manque légèrement de pêche. Et puis, le générique de fin arrive et les lumières de la salle se rallument violemment. Pas cool. Un employé du plexe n’attend même pas la fin et rentre avec son walkie-talkie qui s’égosille, et avec son sac poubelle noir pour ramasser… Oui, pour ramasser quoi ? Lorsque je me lève, le générique vient de se terminer et l’employé est sorti de la salle depuis 30 secondes. Je passe entre les rangs emplis de pop-corn. Un magazine du plexe se prélasse sur le sol. Décidément, le boulot de certains est obscur. Autant pour eux que pour nous.

 


 

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