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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 12:55

--  U.G.C. CINE CITE LES HALLES  --
----------------  SALLE 9  ----------------

Vendredi 25 décembre 2015, 22h35
A PEINE J'OUVRE LES YEUX de Leyla Bouzid

 

                De retour dans cet énorme plexe plus fonctionnel que véritablement beau. Pas grand monde en ce soir de Noël et pourtant le sol n’est pas très propre, preuve qu’il y a quand même eu un peu de passage cette journée, ou alors que certains sont vraiment sans gêne.
 

Avant de constater cela, il a fallu que j’aille chercher ma place au sous-sol, là où se trouvent les caisses (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?). En général, les caissières sont sympathiques ici. Mais à cette heure, il n’y en a plus qu’une qui se débat avec une bande de jeunes qui sont tous de véritables caricatures de la mollesse adolescente. J’attends un peu. J’obtiens mon ticket. Et là, il faut que je retourne au premier étage pour accéder à la salle 9. Le temps de faire machine arrière, de monter l’escalator et de passer le cordon de sécurité, je double le groupe de jeunes. C’est dire leur rapidité d’exécution !
 

Pour déchirer mon ticket, j’ai affaire à une jeune femme qui m’indique la direction que je dois prendre et me fait comprendre de tout son non-verbal que son travail n’est pas source d’épanouissement personnel.
 

Le lieu est quasiment désert. C’est toujours mieux que la cohue générale et le bruit insupportable qui régissent ce plexe en temps normal.
 

Dans la salle 9, ce sont 15 personnes qui ont envahi les 128 places à disposition. Et pour ce qui de la place, justement, ne comptez pas prendre vos aises par ici. A peine assis sur le strapontin, mes genoux touchent le dossier de devant. De plus, les sièges et le dossier sont mous et souffrent d’avoir connu trop de passages. La projection ne sera pas de tout repos !
 

Le gros problème de cette salle est quasiment le même qu’on retrouve en salle 7. L’entrée se fait par la gauche de l’écran. Il y a aussi un passage par la droite mais il est bloqué par une chaîne. Et donc, ces deux côtés sont éclairés par des blocs de sécurité dont la lueur reste visible pendant la projection. Et comme en salle 7, l’écran est grand et très incurvé. Il n’échappe pas non plus à cet effet assez bizarre qui consiste à obtenir une image trapézoïdale, c’est-à-dire avec la base de l’image plus large que le haut. Sinon, la qualité est plutôt au rendez-vous, si ce n’est une luminosité pas vraiment optimale. Par contre, le volume sonore est bien calibré pour une salle de taille moyenne, avec une belle balance.
 

Inutile de préciser que les lumières n’ont pas non plus le respect du spectateur puisqu’elles se rallument dès le générique de fin. Même si elles reviennent progressivement, elles ne permettent pas de profiter de la chanson. Il est temps de quitter cette usine peu chaleureuse. Sortie par l’entrée. A l’intérieur du plexe, le personnel a déserté. Quelques spectateurs d’autres salles se dirigent vers la sortie. La plupart des lumières se sont éteintes. Deux employés discutent près de la sortie qui me tend les bras. J’ai juste le temps de croiser un aspirateur dans une allée. J’appelle cela une incivilité.

 


 

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