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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 19:11

------------  5 CAUMARTIN  ------------
---------------  SALLE 1  ---------------

Dimanche 20 décembre 2015, 15h50
LA VIE TRES PRIVEE DE MONSIEUR SIM de Michel Leclerc

 

                Voilà un plexe qui dénombre tout de même 5 salles, mais qui se démarque des grands circuits habituels. C’est ce qu’on appelle un cinéma de quartier. Sans être trop pointue, sa programmation recherche les films fédérateurs et ne laisse pas de place aux blockbusters. De faible superficie, le lieu privilégie le rapprochement humain. A cet effet, vous ne trouverez pas de borne automatique. C’est une personne qui vous délivrera un ticket dans une caisse très old school. Pour un plexe à visage humain, nous devons avouer que, depuis les nombreuses années que nous le fréquentons, les personnes à qui nous avons eu à faire à la caisse se sont toujours montrées de mauvaise humeur, irritables, grincheuses, voire carrément désagréables. L’homme du jour ne se force même pas à sourire. Aucune marque de politesse. Et une pénibilité particulièrement visible à effectuer la tâche qui lui est demandée.
 

Le hall d’accueil est surdimensionné par rapport au reste du lieu. Sur les murs, nous avons l’avantage de pouvoir y lire différentes informations et critiques concernant les films qui y sont projetés. Ce grand espace permet aisément d’attendre patiemment ou de se placer dans la file d’attente sans se retrouver sous la pluie. Par contre, le reproche majeur qu’on peut lui faire est qu’il n’y a pas de portes. Il est donc ouvert aux quatre vents et pénétré par le froid des hivers les plus rigoureux.
 

Notez enfin que le 5 Caumartin pratique des tarifs parmi les plus avantageux de tous les plexes parisiens. Des places pas chères qui sont encore trop chères.
 

Passons maintenant les portes pour rentrer dans l’espace bar juste avant les salles. A peine avons-nous passé le seuil qu’un homme nous indique où se trouve notre salle, en ayant la délicatesse de ne pas déchirer notre petit billet très laid. Heureusement, à l’arrière, une photo d’une actrice vient l’égayer. Ce sera Meryl Streep pour nous. C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire qu’ici on parle cinéma. D’ailleurs, l’exiguïté du salon-bar permet les échanges entre spectateurs. Des tables et des chaises permettent de s’asseoir et de discuter autour d’un verre. Contre un mur, une bibliothèque permet de partir avec un livre si on en laisse un autre.
 

Bref, tout est fait ici pour restaurer l’idée, l’esprit et la lettre de ce que doit être un vrai cinéma. Mais, car il y a un mais, le cinéma n’est pas très accueillant à notre goût. L’architecture, l’aménagement, la décoration ou encore le sol stratifié alternent entre un caractère bon marché et un caractère vieillot. Pas très chaleureux ou pas aussi agréable qu’un petit plexe comme le Balzac ou le Studio 28.
 

La salle 1 est la plus grande. Je dirais environ 200 places à vue de nez. Aujourd’hui, elle est remplie aux trois quarts. C’est dimanche, c’est le jour de sortie des vieux. La salle a une moyenne d’âge très élevée. Ca tousse beaucoup et ça n’a pas l’air très jouasse de se lever pour laisser passer les (nombreux) retardataires dans les rangées.
 

L’entrée se fait soit par le bas, soit par le haut si vous n’aimez pas que tous les yeux convergent vers vous. Les strapontins sont étroits et vous n’aurez que peu de place pour vos grandes jambes. Malgré ce modeste confort, le dénivelé est parfait et vous ne serez jamais gêné si une personne s’assoit juste devant vous.
 

Si les blocs de sécurité sont la plaie des salles de cinéma, vous pourrez vous apercevoir qu’ici ce n’est plus une plaie mais une véritable horreur. Ils ont fait très très fort ! Des blocs lumineux (uniquement lumineux, je ne parle pas de blocs qui vous indiquent les toilettes ou la sortie) ont été placés en haut des murs de chaque côté de la salle. Nous en trouvons à l’avant, au milieu et à l’arrière. Je vous laisse imaginer l’effet lumineux que cela produit dans la salle.
 

Et puis, un énorme défaut orne l’écran. En haut, à gauche, une ombre (provenant d’on ne sait où) obstrue cette partie de l’écran. C’est quand même inadmissible de ne pas pouvoir profiter de toute la largeur du cadre ! Certains y verront un détail qui n’empêche pas la vision du film. D’autres l’ajouteront à la liste de ces choses pour lesquelles les dirigeants de ce plexe ne sont pas très regardants.

 


 

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