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GAUMONT CHAMPS-ELYSEES AMBASSADE Lundi 14 décembre 2015, 20h10 |
Si vous ne savez pas où se trouve ce plexe, mieux vaut regarder sur un plan avant de venir. Car il ne suffit pas de savoir qu’il est situé sur les Champs-Elysées. L'avenue est longue.
Ce qui est plutôt chouette ici, c’est sa localisation en angle de rue. Petite coquetterie tout à fait superficielle. Mais cela fait toujours son effet de voir de loin de grandes affiches horizontales.
Arrivés à bon port, le caissier semble plus occupé à discuter avec son collègue qu’à traiter notre demande avec l’attention la plus approprié. Je le comprends, il n’y a personne ce soir dans ce lieu. Ils sont trois. Seulement trois. Le gus à la caisse et son compère, ainsi que le déchireur de ticket qui me demande par la même occasion de lui montrer les kalachnikovs que je n’ai pas à l’intérieur de mon blouson. Il faut dire qu’il est particulièrement sec et péremptoire, pour ne pas dire antipathique. Très flic.
Et puis, pas une âme à la ronde. Je me dirige vers la salle 6, en faisant une halte par les toilettes. Tout ce dont j’ai besoin de déambulation pour me rendre compte de l’état de saleté et de défraichissement qui règne dans ce plexe. La moquette ne trompe pas. Elle a fait son temps. Sale et poussiéreuse. Les marches qui mènent aux toilettes sont d’un autre temps. Je pense qu’à 12 euros et 10 centimes la place nous n’attendions pas un Ferrero Rocher en prime (tiens, une blague pour R.T.L. Tu ne seras pas venu pour rien, camarade !), mais qu’au moins la place soit propre et bien tenue. Oui, pour le plus visible. Mais ne regardez pas dans les coins ! Peut-être est-ce une invitation à ne plus y remettre les pieds et à aller au cinéma Les Fauvettes. Car, à l’instar du Pathé Wepler, le verso de mon ticket fait de la réclame pour les Fauvettes. Oh, c’est bien, ça, de mettre en avant les cinémas qu’on a à cœur de défendre parce qu’ils revendiquent une certaine idée du septième art. Tu as raison, camarade ! Surtout quand ils appartiennent au même groupe !!! Le jour où Gaumont fera de la publicité pour le Balzac où l’Escurial, nous pourrons parler solidarité et amour du geste. En attendant, c’est la jungle.
Nous entrons dans la salle. Même pas une dizaine de personnes dans ce qui doit contenir à vue de nez 400 places. C’est triste. Ou rassurant si on veut croire que le bouche à oreille qui a fait (et bien fait) son office. La salle est très grande. Plutôt belle, sans fioritures. Son gros avantage est d’être en légère pente de l’écran à la cabine de projection. Ce qui nous permet, une fois assis, de s’appuyer au dossier, de pencher la tête en arrière et de contempler l’écran. Comme au cinéma, quoi ! Bon, étant donné que je me suis installé en plein milieu de la salle et qu’il n’y avait personne devant moi, je n’ai pas pu m’en assurer, mais c’est quasiment certain qu’une tête dépassant du dossier vous empêchera de voir le film. Par contre, je confirme que c’est le meilleur endroit pour profiter du système 5.1 à fond la caisse.
Une chose assez curieuse. L’acoustique est telle que, placé là où je suis, j’entends tous les bruits que font les personnes du dernier rang. Leur discussion n’est pas audible mais je les entends. Heureusement ils se taisent pendant le film, même si j’ai pu entendre qu’ils se sont parlé à 2 ou 3 reprises.
Un bon point à souligner (car cela est trop rare dans les plexes) : aucun bloc lumineux de sécurité dans le champ de vision. Comme c’est agréable tout ce noir ! Petit bémol : les lampes qui éclairent la salle et qui sont installés le long des murs sur les côtés, sont blanches. Inutile de dire qu’en plein noir elles jurent de toute leur non-couleur.
Niveau confort, les sièges sont très agréables. Suffisamment fermes mais pas trop. L’espace pour les jambes est satisfaisant sans être exceptionnel. Le volume sonore est tout à fait correct. L’image, elle aussi. Rien à reprocher. Tout en bas, au milieu de l’écran, se trouve une sorte de minuscule peluche (qui viendrait du projecteur ?) qui fait une petite masse filocheuse, mais peu dérangeante au cours de la projection.
Bien sûr, impossible d’avoir les lumières qui ne s’allument pas pendant le générique de fin. Quel manque de tact ! Evidemment que la lumière est un ordre d’évacuation. Je remarque que lorsque les lumières sont longues à se rallumer, la très grande majorité des personnes restent à leur place, même s’il arrive qu’elles se mettent à parler.
En sortant, je remarque que le sol est plein de cochonstés (surtout du pop-corn). Et puis, une chose que j’avais remarquée à l’arrivée et qui me saute aux yeux maintenant. Le plexe est très grand et très mal aménagé. La perte de place est énorme. L’architecture n’a aucun sens. Au moins, les sucreries et autres modules d’une entreprise ouvertement capitaliste ne nous sautent pas aux yeux ! Le petit plus c’est le vigile qui nous dit au-revoir quand nous passons la porte de sortie. Pas si inhumains, les bougres !
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- Toutes les salles par ordre de préférence :
- LE BALZAC - Salle 2 - Salle 3
- FORUM DES IMAGES - Salle 30 - Salle 100 (I, II) - Salle 300 - Salle 500
- LOUXOR - Salle 1
- ETOILE SAINT-GERMAIN
- KATORZA - Salle 1
- LES 3 LUXEMBOURG - Salle 1 (I, II)
- GAUMONT CHAMPS-ELYSEES AMBASSADE - Salle 6
- GAUMONT MISTRAL - Salle 5
- GAUMONT OPERA FRANCAIS - Salle 10
- GAUMONT OPERA PREMIER - Salle 2
- PATHE WEPLER - Salle 1 - Salle 3 - Salle 8 - Salle 10
- MK2 QUAI DE LOIRE - Salle 3
- U.G.C. CINE CITE LES HALLES - Salle 6 - Salle 10
- GAUMONT OPERA CAPUCINES - Salle 5.
- Toutes les salles par ordre de préférence :





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