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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 13:21

---------  GAUMONT MISTRAL  ---------
----------------  SALLE 5  ----------------

Mercredi 7 octobre 2015, 16h15
LA GIOVINEZZA de Paolo Sorrentino

 

Non loin de la place Victor et Hélène Basch, se niche le Gaumont Mistral, vestige des anciens temps où les cinémas fleurissaient dans la capitale. Bien qu’il ait été récupéré par la société EuroPalaces (qui gère les enseignes Gaumont et Pathé) en 2009, il n’est pas devenu un monument contemporain aux couleurs criardes ostentatoires et aux marguerites fleurissantes à la gloire de la Gaumont. Même si le hall a été réaménagé, le circuit intérieur qui mène aux salles, lui, aurait bien besoin d’être rafraîchi. Sa conception et ses moquettes vous ramènent tout à coup 20 à 30 années en arrière, ce qui lui donne un côté désuet quelque peu charmant.
 

La devanture du Gaumont Mistral bénéficie d’une belle largeur. Au-dessus de l’entrée, nous pouvons noter la présence d’affiches grand format des films projetés dans les 5 salles du plexe.
 

Forcément, le hall d’entrée s’étend sur la même largeur, ce qui donne beaucoup d’ampleur à ce cinéma. A cette heure-ci, il n’y a pas grand monde à la caisse. Comme nous avons obtenu notre billet sur internet, nous passons directement par le contrôle des billets où une dame nous accueille avec grand sourire et belles formules de politesse.
 

Même si ce hall manque de chaleur et de passion cinématographique, il reste plutôt agréable, dans le sens où la décoration de mauvais goût des enseignes Gaumont ne l’a pas défiguré. Les stands de sucreries et autres perturbateurs endocriniens ne balafrent pas non plus le lieu, ce qui est un atout majeur.
 

La salle 5 est probablement la plus petite puisqu’elle ne possède même pas 50 fauteuils. En pleine après-midi nous sommes 13 à regarder l’écran. Et il nous faudra attendre quasiment 20 minutes de publicités et de bandes-annonces (ce qui est un pléonasme) pour que le film démarre !
 

L’énorme défaut de cette salle est le manque de places pour vos jambes une fois assis sur ses strapontins pourtant bien moelleux. Les sièges sont très proches de la rangée de devant si bien qu’il vous faudra vous contorsionner pour arriver à trouver une position qui vous convient. Chose d’autant peu aisée que les dossiers sont des demi-dossiers qui ne vous permettent donc pas d’appuyer votre tête. Ajoutez à cela qu’en période d’affluence il est fort probable que la tête de votre voisin de devant vienne obstruer votre vision, et vous comprendrez que cette salle n’a visiblement pas été conçue par un esprit pragmatique.
 

L’entrée se fait à gauche de l’écran, donc face au public qui aura tout loisir d’apprécier votre arrivée. Et même si une autre porte de sortie se trouve en fond de salle, vous ne pourrez pas empêcher les spectateurs de passer par cette première porte pour aller rejoindre les toilettes en pleine projection. Qui plus est, qui dit porte, dit bloc lumineux de sécurité pour indiquer la sortie. Et celui-ci est particulièrement énorme. Impossible d’occulter sa présence tout au long du film.
 

Bizarrement, le Scope ne prend pas tout l’écran. Deux très petites bandes noires en haut et en bas viennent agrémenter la projection. Celle-ci se passe de manière très calme dans la salle, et de manière très plaisante sur l’écran puisque la diffusion en numérique ne présente pas de dommages particuliers. Bon équilibre des couleurs, luminosité très satisfaisante et noirs peu profonds, mais cela nous avons appris à en faire notre deuil.
 

Petit problème technique : la ventilation fait un ronronnement particulièrement audible et qui envahit avec un sans-gêne imperturbable les moments du film les moins sonores.
 

Fin de projection tout ce qu’il y a de plus normal et de plus désagréable : générique de fin et lumières qui se rallument au même moment. La bonne intention est que le personnel a la rigueur d’attendre la fin complète du générique pour rentrer et remettre au propre une salle qui n’aura subit comme dégradation qu’un journal gratuit posé négligemment sur un fauteuil. Il y a des cinémas comme ça qui ont l’âme un peu triste.

 


 

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