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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 11:31

---------  FORUM DES IMAGES  ---------
---------------  SALLE 30  ---------------

Dimanche 6 septembre 2015, 17h30
TARZAN ISTANBULDA d'Orhan Atadeniz

 

Voici la plus petite salle du Forum des Images. Avec ses fauteuils extrêmement bien rembourrés qu’on y dormirait presque, et son écran de petite taille, mais vu les dimensions de la salle ce n’est vraiment pas un problème. Ses dimensions sont suffisantes pour chaque spectateur. Il est surélevé, ce qui permet d’assister au film en levant légèrement la tête. Ici, même si vous arrivez juste à l’heure, vous trouverez une place où vous y verrez toujours bien. A condition, bien entendu, que la séance ne soit pas complète. Bizarrement, c’est rarement le cas lors de l’Etrange Festival, puisque la programmation y cantonne souvent des films obscurs voire improbables.

 

C’est le cas de TARZAN ISTANBULDA traduit chez nous par HASSAN, L’ORPHELIN DE LA JUNGLE. Autrement dit ce sont les aventures de Tarzan en Turquie. Et quand on sait ce que les turcs font des franchises… Eh bien, c’est dans ce genre de salle qu’un tel film prend tout son sens et que le moment passé fut, ma foi, régalicieusement inattendu.
 

Quelquefois, à l’Etrange Festival, il se peut que le film qui vous est présenté n’ait pas eu le temps (ou les moyens) d’être sous-titré en français. Vérifiez donc bien dans le programme la version annoncée pour le film que vous avez choisi. Car c’est le cas aujourd’hui où ce film turc est présenté en version française.

 

Effectivement, comme le film date de 1952, je ne pense pas que c’est par manque de temps que la direction de l’Etrange Festival n’a pas opté pour la version originale sous-titrée en français. En fait, la version française est tout simplement sublime. Quasiment pas de bruitages, uniquement les voix françaises qui ne suivent pas le labial des acteurs. Doubleurs non investis (apparemment ils n’ont dû faire qu’une seule prise pour chaque phrase). Improvisations dans le doublage, blagues foireuses et gros accents africains bien racistes pour nos amis indigènes. Tout semble à l’aune de la réalisation où en fait de jungle les décorateurs auront préféré l’orée d’un bois, parfois même un buisson. Alors, il y a beaucoup d’animaux c’est sûr, mais tous proviennent de chutes de films probablement documentaires, montées sans grande retenue, les acteurs étant chargés de faire croire à leur rencontre avec ces animaux sans qu’aucun plan ne les montre ensemble, cela va sans dire. Je ne vous parlerai pas du scénario infantile, ou du jeu des acteurs, tout est d’une naïveté récréative et fascinante.

 

Si la projection d’un tel nanar (puisque c’est comme cela que l’on désigne ce genre de films aujourd’hui) a pu devenir si euphorisante, grâce doit en être rendue à cette fameuse salle 30. Forcément, 30 personnes (pas tout à fait, la séance n’étant pas complète, je dirais environ 25 personnes) dans la même pièce, cela crée des affinités même sans aucune discussion amorcée. Et ce film suscite la réaction des spectateurs. Alors, à force de stupéfactions, de rires, de commentaires bienvenus et autres réactions de compagnonnage (chose qui aurait été profondément mal reçue dans une autre salle pour un autre film), une certaine complicité de visionnage commença à s’installer entre spectateurs, une connivence d’entertainment, une intimité à l’aveugle.
 

C’est ce sentiment de séance privée qui fait tout le charme de cette salle. Difficile tout de même de juger de la qualité de projection tant le matériel original semblait très érodé. Bien qu’il s’agisse de numérique, la remasterisation semblait provenir d’une pellicule très abimée avec de forts contrastes. De plus, un léger effet d’escalier zébrait le film.

 

Sur le plan technique, il faut noter qu’à côté de l’écran, en bas à gauche, sont allumées des diodes assez petites pour être oubliées le temps du film. Enfin, et de manière assez inexplicable, la climatisation a été mise ne marche et était réglée sur une température assez basse ce qui explique qu’il faisait assez froid. Ce qui est assez secondaire par rapport à l’expérience que vous propose de vivre la salle 30.

 


 

commentaires

M
AH, TIENS ! JE VERIFIERAI CA QUAND J'IRAI DANS CETTE SALLE.
Répondre
T
A signaler car très rare, au Gaumont Opéra, 32 rue Louis Le Grand, salle 4, les blocs de sécurité et leurs lumières gênantes sont en haut de la salle et non pas en bas ou sur le côté de l'écran….:))
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