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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 08:18

---------  FORUM DES IMAGES  ---------
---------------  SALLE 100  ---------------

Samedi 5 septembre 2015, 14h45
DICKE MADCHEN d'Axel Ranisch

 

               Nous étions la veille dans cette même salle où la lumière orangée des blocs lumineux qui tapait en plein sur l’écran nous avait interpellés. Nous étions sur le côté droit de la salle et, cette fois-ci, placés sur le côté opposé (je vous laisse faire le calcul), le résultat est sensiblement le même. A part les lumières de la droite qui proviennent du sol et qui, par conséquent, sont moins gênantes au cours de la projection.
 

A l’Etrange Festival, il existe des cartes blanches. Ce sont des invités qui viennent présenter des films qu’ils ont choisis et qu’ils veulent nous faire partager. L’intérêt de leur présentation est souvent limité tant ces artistes n’ont pas grand-chose à dire ou ne savent pas très bien trouver les mots pour en parler (sauf Alejandro Jodorowsky lors de sa carte blanche de 2010). Souvent ce sont des films déjà sortis en salles. Aujourd’hui, c’est Benoît Delépine qui s’y colle. Même pas cinq minutes. Place au film.
 

Une telle présentation est souvent bienvenue mais n’apporte pas grand-chose. Les spectateurs ne peuvent pas poser de questions et l’artiste ne reste généralement pas pendant la projection. Inutile non plus de chercher à le rencontrer par la suite dans les couloirs du Forum des Images.
 

Le film que nous propose aujourd’hui Delépine a tout pour être sympathique puisqu’il affiche un cadre 1.33. Outre qu’il soit hideux visuellement (le film, pas Benoît Delépine !), il est présenté dans une copie épouvantable. Un effroyable effet d’escalier défigure toutes les images, principalement les lignes et les courbures. Je ne sais pas où ils ont trouvé cette copie mais elle n’est vraiment pas digne d’une programmation qui chouchoute ses spectateurs. Visiblement, la logique qui prévaut est qu’il est préférable de montrer les films plutôt que de ne pas les voir du tout. Probablement que je serais d’accord avec tout cela s’il s’agissait d’une rareté difficilement trouvable, mais là, le film est sorti chez nous le 29 mai 2013. Je ne pense pas que le producteur ait laissé circuler une copie de cette piètre qualité ! Je me souviens avoir déjà rencontré un problème du même acabit à l’Etrange Festival. C’était en 2011 où le film THE WOMAN de Lucky McKee nous été arrivé dans une copie quasiment irregardable. Je ne me rappelle plus d’où venait le problème mais tout le film était sous-exposé, tout baignait dans le noir le plus obscur et il était très difficile de distinguer quoi que ce soit. Alors adopter la devise du tout-visible pourquoi pas, mais que la direction de l’Etrange Festival puisse en infirmer les principaux concernés !
 

Ceci dit j’aime beaucoup Benoît Delépine.

 


 

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