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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 08:00

----------------  KATORZA  ----------------
----------------  SALLE 1  ----------------

Dimanche 16 août 2015, 19h45
MAGICAL GIRL de Carlos Vermut

 

Petit tour en province où le Katorza nous attend en plein cœur de cette bien belle ville de Nantes. Il s’agit d’un cinéma doté de six salles, classé Art et Essai / Recherche et labellisé Europa Cinémas. On y découvre donc une programmation exigeante qui fait la part belle aux films européens dans leur version originale sous-titrée en français.
 

La devanture du Katorza annonce les films par leurs affiches, mais malheureusement en petit format ce qui empêche d’en profiter pleinement.
 

Il faut aussi remarquer derrière les lettres qui forment son enseigne, des carreaux cassés qui annoncent un lieu qui gagnerait à être rafraîchi. Et notamment repenser cette couleur jaune qui recouvre les murs du hall de manière trop insistante. Ce qui est d’autant plus dommage car ce hall est très vaste et fort bien aménagé. Nous y arriverons par un sas tout à fait superfétatoire, et donc qui sonne riche. La caisse est centrale ; le caissier lit un livre en attendant que le client débarque. C’est très calme. Pour patienter, derrière la caisse est aménagé un petit salon ou des fauteuils et un sofa vous permettent de feuilleter quelques magazines Sofilm en libre consultation. Un peu plus loin vous pourrez trouver un petit stand consacré à une braderie d’affiches. Quelle bonne idée ! Celles qui sont en vente sont consultables sur catalogue. La plupart sont des affiches récentes voire très récentes et vous pourrez faire de bonnes affaires puisque les prix sont de 5 euros pour les 120x160 et 3 euros pour les 40x53.
 

Il y a quelque chose de très chaleureux qui émane de cet endroit. Il est vraiment pensé comme un lieu de rencontre et d’échange entre passionnés et amoureux du cinéma. Pour cela, le Katorza peut s’appuyer sur une programmation très dynamique et des tarifs bien plus attractifs qu’à Paris (ce qui reste tout de même trop cher pour un film).
 

La salle 1 est la première sur la gauche. Ce doit être la plus grande. Beaucoup de sièges mais peu de spectateurs aujourd’hui.
 

Elle est assez longue, si bien que les premiers rangs sont les plus intéressants si l’on ne veut pas avoir l’impression de regarder un écran. Nous sommes plutôt bien assis mais l’espace avec le siège de devant est un peu juste. Notons l’agréable dénivelé qui descend de l’écran vers les derniers rangs, ce qui a pour effet de placer l’écran très haut et, pour le spectateur, de le gratifier d’une projection avec la tête penchée vers l’arrière. C’est le petit plus qui susurre à l’oreille du client qu’il est roi.
 

L’obscurité dans laquelle cette salle se retrouve plongée serait vraiment parfaite si elle n’était rompue par un ignoble bloc de sécurité lumineux qui vous indique pendant tout le film que la sortie se trouve à gauche de l’écran. Sur ce dernier, ce n’est guère mieux. La luminosité est faiblarde comme jamais. J’ai rarement vu cela. Nous ne répèterons jamais assez que c’est le cheval de bataille des projections numériques, mais à ce point-là, l’impact du film s’en trouve vraiment altéré. Et ce n’est pas le son non plus qui va marquer des points dans le positif. Il est très nettement en retrait et l’acoustique de la salle génère une réverbération assez surprenante, à laquelle nous finissons par nous habituer. Et puis, chose assez gênante pour être signalée, si la climatisation est bien réglée, elle émet un ronronnement sonore très perturbant, surtout pour un tel film qui joue sur l'ambiance et les parties non dialoguées.
 

Le film se termine alors que le public a été très discipliné. Il ne se lève que quand les lumières se rallument, c’est-à-dire en plein générique de fin. Pratique bien maladroite pour un cinéma pourtant classé Art et Essai !

 


 

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