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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 08:00

------------  PATHE WEPLER  ------------
----------------  SALLE 8  -----------------

Jeudi 9 avril 2015, 17h20
LOST RIVER de Ryan Gosling

 

Cette salle se trouve du côté de l’avenue de Clichy. Place ou avenue, les deux entrées ont des devantures pas franchement glamour. Mais la Place a au moins l’avantage d’avoir une belle entrée et un hall très grand. Ici, tout est étriqué à cause du stand aux sucreries qui annihile toute velléité de décoration qui pourrait rendre ce cinéma attachant.
 

A cette heure-ci, en pleine après-midi, le Pathé Wepler est très calme. Le caissier semble tourner au ralenti et le grand black au contrôle est tout aussi léthargique.
 

Dans la salle, ce n’est guère plus foudroyant. Le film n’a pas attiré grand monde. Une vingtaine de personnes éparpillées dans une salle immense
 

Dès l’entrée, nous sommes saisis par la climatisation imposée par le cinéma. Je veux bien que le printemps arrive et que les températures remontent mais il fait clairement plus chaud dans la rue et, disons-le tout de go, dans cette salle 8 il fait froid. Vu les personnes déjà installées, quelque chose me dit que si je quitte mon manteau je vais passer pour un original. Personnes qui se mouchent, éternuements, quintes de toux, le Pathé Wepler n’aura pas très bien soigné celles et ceux déjà mal en point à leur arrivée. Le Pathé Wepler tue.
 

Garder son manteau pendant la projection ne vous met pas particulièrement à l’aise mais, au moins, j’aurais évité le cancer des bronches. Heureusement que l’on est vraiment bien installé dans les fauteuils. Et comme l’écran est très grand, être parmi les premiers rangs vous permet une belle immersion dans le film. Chose facilitée par une image vraiment très belle, qui épouse tout l’écran sans jamais déborder. C’est vraiment l’attrait majeur de ce plexe. Le son, lui, manque clairement de punch.
 

Un grand avantage à signaler est l’absence de bloc de sécurité lumineux près de l’écran. Par contre, ce dernier est trop proche du plafond et l’éclaire inévitablement lors des scènes plus lumineuses.
 

Notons un téléphone qui sonne lors du premier quart d’heure du film.
 

Pendant le générique de fin, l’irrespect caractéristique du Pathé Wepler ne manque pas de frapper et, comme attendu, la lumière de la salle se rallume. Et un jeune homme commence à arpenter les rangées avec son grotesque sac poubelle. Faire en sorte que les spectateurs suivants aient droit à une salle propre, voilà qui est une bonne initiative. Mais pourquoi se précipiter dans la salle alors que la prochaine séance n’est pas pour tout de suite, qu’il y avait très peu de personnes dans la salle et qu’aucune n’a mangé pendant le film ?
 

La révolution n’est pas pour tout de suite au Pathé Wepler !

 


 

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