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--- GAUMONT OPERA FRANCAIS --- Vendredi 3 avril 2015, 16h35 |
Gaumont poursuit son implantation dans ce quartier en ayant racheté tous les cinémas de ce fameux triangle. C’est ainsi que nous pouvons expliquer avoir rendez-vous en salle 10 alors que ce cinéma ne compte que 5 écrans. Gaumont considère le Gaumont Opéra Capucines et le Gaumont Opéra Français comme un seul et même cinéma, peu importe qu’ils ne communiquent pas entre eux.
Ici, les files d’attente se font à l’extérieur du bâtiment. Et aujourd’hui, il pleut ! Heureusement, à cette heure-ci, il n’y a pas grand-chose à craindre puisque les séances sont rarement pleines. C’est surtout pour celles du soir que le problème se pose. Toujours est-il que nous sommes une petite quinzaine dans la salle. Très éparpillés. Un fauteuil dont le dossier est cassé au troisième rang. Je me place juste derrière en notant ce détail important : les premiers rangs sont plus relevés, ce qui permet d’avoir les yeux vraiment levés vers l’écran pour voir le film. J’ai toujours trouvé les sièges très inconfortables ici, peu importe la salle. La jointure entre le dossier et le siège se fait trop sentir.
Pendant les bandes-annonces, les lumières de la salle restent allumées. C’est très gênant. D’abord il y a ces immondes blocs collés des deux côtés du mur et qui forment des espèces de grosses larmes colorées. Leur présence près de l’écran impacte ce dernier de leur couleur. De plus, deux petites lumières placées en douche juste devant l’écran l’éclairent plus que de raison. Ainsi, lors de moments sombres à l’écran, la lumière empêche de voir ce qu’il se passe. Comme c’est ingénieux !
La salle est toute en longueur. Si bien que l’écran fait toute la largeur et s’arrête au niveau du plafond. Ce qui a pour conséquence, vous l’aurez deviné, d’éclairer murs et plafond pendant la projection. Là aussi, ce n’est pas très heureux. Le bloc lumineux de sécurité, lui, se trouve sur la gauche de l’écran, mais il est tout de même tenu à une certaine distance, si bien qu’il n’est pas trop gênant pendant le film, surtout si on s’est placé parmi les premiers rangs.
Le film s’est plutôt bien déroulé. Pas de problème à signaler. Le son était un peu faible et convenait parfaitement pour ce genre de film, mais je doute que chez Gaumont ils fassent une balance pour chaque film qu’ils diffusent. Un public très calme. Des bandes-annonces suffisamment longues pour accueillir les retardataires (et assommer les autres). Et puis une lumière qui se rallume pendant le générique de fin.
Et puis, parfois, on se demande si le personnel ne cache pas ses certificats médicaux à ses employeurs (comme c’est le cas à La Poste Guy Môquet), ou même si les employeurs ne recrutent pas en fonction de ces certificats ou des casiers judiciaires. En tout cas, dans ce cinéma, un employé en a un particulièrement chargé. Vu le temps et les températures du jour, le préposé à la salle 10 n’a rien trouvé de mieux à faire que de mettre la climatisation ! Petit à petit, les quelques personnes autour de moi se réchauffaient en remettant leur pull ou leur manteau.
Sortie par le hall. Même impression qu’à l’arrivée. Tout est suréclairé avec des zones de couleurs bien délimitées (on se croirait sur un plateau de télévision). On apprend ainsi qu’une personne a pensé que le jaune pouvait très bien se marier au rose. Cette conception lumineuse est d’autant plus étonnante étant donné la belle harmonie des deux escaliers de chaque côté du hall, qui donnent à l’étage. Gaumont essaie de donner une définition au goût du consensuel.





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