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JUILLET 2009

 

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Dimanche 5 juillet 2009
CLASSEMENT
482 points KENNEBUNKT 19 points MALTASARD
374 points TOUTDU 18 points LE BRU
262 points ODOMAR 16 points RIDDICK
243 points SAMOM 15 points MISS_PAPATTE
92 points AKARIZA   SADMAN
89 points GUCHO   ISA
72 points LEF' 14 points SIN
64 points YANN KERBEC 12 points MC MURPHY
61 points WEPETE PRIEST 11 points ALAN SMITHEE
59 points ABORIGINAL 10 points M
58 points LIMBO   MESS
49 points HARVEY BOLLOCKS   NADINE
45 points SEB   ROBERT PLANT JUNIOR
44 points CRE   KINGDOM HOSPITAL
41 points COLUMBOY 9 points DR DEVO
38 points TITINE   TONTON BDM
  RAYMONDE 8 points AL
34 points BILLY   STONI
31 points CHRIS 7 points DIRTYDIETZ
28 points MOVIE 6 points FLESH GORDON
27 points LOMOK   ANNE
24 points DICK LAURENT IS DEAD 5 points LE SEB
21 points HARTIGAN    

 

 

10 :


Par MAYDRICK - Publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Samedi 4 juillet 2009
CLASSEMENT
482 points KENNEBUNKT 19 points MALTASARD
364 points TOUTDU 18 points LE BRU
262 points ODOMAR 16 points RIDDICK
243 points SAMOM 15 points MISS_PAPATTE
92 points AKARIZA   SADMAN
89 points GUCHO   ISA
72 points LEF' 14 points SIN
64 points YANN KERBEC 12 points MC MURPHY
61 points WEPETE PRIEST 11 points ALAN SMITHEE
59 points ABORIGINAL 10 points M
58 points LIMBO   MESS
49 points HARVEY BOLLOCKS   NADINE
45 points SEB   ROBERT PLANT JUNIOR
44 points CRE   KINGDOM HOSPITAL
41 points COLUMBOY 9 points DR DEVO
38 points TITINE   TONTON BDM
  RAYMONDE 8 points AL
34 points BILLY   STONI
31 points CHRIS 7 points DIRTYDIETZ
28 points MOVIE 6 points FLESH GORDON
27 points LOMOK   ANNE
24 points DICK LAURENT IS DEAD 5 points LE SEB
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Remettons-nous au travail :


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Vendredi 3 juillet 2009
CLASSEMENT
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262 points ODOMAR 16 points RIDDICK
243 points SAMOM 15 points MISS_PAPATTE
89 points GUCHO   SADMAN
82 points AKARIZA   ISA
72 points LEF' 14 points SIN
64 points YANN KERBEC 12 points MC MURPHY
61 points WEPETE PRIEST 11 points ALAN SMITHEE
59 points ABORIGINAL 10 points M
58 points LIMBO   MESS
49 points HARVEY BOLLOCKS   NADINE
45 points SEB   ROBERT PLANT JUNIOR
44 points CRE   KINGDOM HOSPITAL
41 points COLUMBOY 9 points DR DEVO
38 points TITINE   TONTON BDM
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31 points CHRIS 7 points DIRTYDIETZ
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24 points DICK LAURENT IS DEAD 5 points LE SEB
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Trouvez le titre du film et empochez 10 points :


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Jeudi 2 juillet 2009
Nouveaux indices :  


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Mercredi 1 juillet 2009
CLASSEMENT
482 points KENNEBUNKT 19 points MALTASARD
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272 points ODOMAR 16 points RIDDICK
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61 points WEPETE PRIEST 11 points ALAN SMITHEE
59 points ABORIGINAL 10 points M
58 points LIMBO   MESS
49 points HARVEY BOLLOCKS   NADINE
45 points SEB   ROBERT PLANT JUNIOR
41 points COLUMBOY   KINGDOM HOSPITAL
38 points TITINE 9 points DR DEVO
  RAYMONDE   TONTON BDM
35 points CRE 8 points AL
34 points BILLY   STONI
31 points CHRIS 7 points DIRTYDIETZ
28 points MOVIE 6 points FLESH GORDON
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24 points DICK LAURENT IS DEAD 5 points LE SEB
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Ce qui compte c'est de trouver le film :


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Mardi 30 juin 2009
C'est ainsi que s'annonce la suite :  


Par MAYDRICK - Publié dans : LANTERNE MAGIQUE
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Lundi 29 juin 2009

Règles à respecter pour rompre tout en souplesse
Ne retarde pas la rupture dès que tu as obtenu ce que tu souhaitais
Prolonger la relation n’est sain pour personne
Dis-lui honnêtement simplement gentiment mais fermement
Pas de banderole
Pas d’effets spéciaux
Pas d’annonce publique
Cela t’évitera toute humiliation
Ne serre pas les dents
Ne bouge pas ta frange
Exprime clairement ton envie de sortir avec d’autres garçons
Prépare-toi à ce que le garçon se sente blessé trahi
Qu’il te demande de lui rendre des comptes
Et qu’il t’adresse un regard acerbe
La sensation de rejet est normale et nécessaire
Quand une fille dit qu'elle préfère la compagnie des autres
A ta compagnie exclusive
The more you suffer the more it shows you really care
Mais si tu es régulière et directe
Et si tu évites de faire un bilan lorsque tu te déclares
Le garçon te respectera pour ta franchise
Et il appréciera ce ton résolu
Avec lequel tu viens de l’étreindre pour la dernière fois
A moins qu'il ne soit qu'un pauvre type immature vous resterez amis


 [Cérémonial édicté selon le premier acte de la chanson « Popular » de NADA SURF]


NADA SURF

           
Il paraît que Lars Von Trier est le plus grand réalisateur au monde. C’est du moins ce qu’il a vociféré en conférence de presse lors de la présentation d’ANTICHRIST au festival de Cannes. C’est aussi ce que l’on peut entendre de la plupart de ces bobos subjugués par sa superficialité et son esprit nihiliste pour le bien du renouveau cinématographique. Ce qui n’est rien d’autre que du snobisme de hautes sphères. Entre ce plaisir arty qui n’est pas populaire et qu’il est de bon ton d’aimer, et le moindre talent qu’il convient d’exagérer, de surestimer pour étayer chacune de ses démonstrations. Du talent, Lars Von Trier en possède. Certes. Il a tout de même réalisé l’un des plus beaux films au monde : BREAKING THE WAVES. Awesome !!! Mais c’est une personnalité exécrable. Et surtout suicidaire, ce qui le conduit à saborder ce talent, pour ne plus œuvrer que vers un cinéma d’anecdotes, d’exercices de styles ou de maniérisme. Petit et prétentieux comme du cinéma français.


ANTICHRIST
Scarifications :

- Lars Von Trier détruit ses scénarii en les rendant poussifs, putassiers et toussoteux (cf. le racolage ouvertement actif de DANCER IN THE DARK).

- Il détruit toute beauté en essayant de faire accepter l’idée qu’elle naît aussi de son antinomie (cf. l’irregardable IDIOTERNE).

- Il détruit le rapport direct du film au spectateur en récupérant tout ce qui ne se fait pas au cinéma (cf. l’impossible progression d’EPIDEMIC toujours ralentie par d’insurmontables détails qui noient le film).

- Il détruit l’idée même du cinéma en arguant que le film de bar-mitsva fait par tonton Samuel c’est aussi du cinéma (regardez ce qu’est devenue l’image de DANCER IN THE DARK ! On ne brade pas le cinéma !!!).

Tout son cinéma n’est basé que sur une rhétorique de l’art. Une sorte de grand théoricien, voire de grand gourou, très imbu de sa personne. Toute une panoplie de courtisans s’est mise à le déifier parce qu’il a décidé de transgresser les règles. Il n’en a jamais inventé. Relisez le Dogme. Ce ne sont qu’interdictions, refus et oppositions. Schématiquement, sa grande manipulation consiste à instaurer le culte de sa personnalité en prétextant que ce qu’il fait est génial car personne ne l’a jamais fait. Or, il n’y a pas que l’innovation qui marque les esprits.

Si Lars Von Trier est si controversé, c’est parce qu’il a raison.

Il a entièrement raison de vouloir un autre cinéma, un cinéma différent des 97,36 % de productions anonymes qui sortent sur nos écrans. Il a raison de bâtir son propre univers, de vouloir faire des choix audacieux, de toujours être dans un processus de recherche, de fouiller, d’essayer. Il a raison de titiller, de provoquer, de sortir du consensus, de chercher à faire éprouver, d’être ambitieux. Mais pour cela encore faut-il que ses partis pris fonctionnent d’un point de vue artistique et non d’un point de vue idéologique.

            Son grand regret restera sûrement de ne pas être un cinéaste qui a quelque chose à dire, un grand penseur, un artiste qui assène les vérités qui s’imposent à nous comme nous ne les avions jamais ressenties auparavant (j’évoque par là une vision du monde, une vision des femmes, une vision de la société etc. Je crois plutôt qu’il a une vision de l’interne, de nos schémas inconscients. C’est pourtant déjà beaucoup). D’où son incommensurable obsession de se vouloir pédant (c’est extrêmement visible lorsqu’il fait sa démonstration sur les rapports de force dans MANDERLAY) ou de toujours légitimer ses œuvres (c’est encore le cas d’ailleurs ANDREI TARKOVSKYdans ANTICHRIST avec cette dédicace à Andrei Tarkovsky qui vient clore le film ; cela est tellement révélateur ces dédicaces à maman, papa, mon voisin de palier et autres Shirley et Dino qui me font trop rire et il fallait que je le dise à tout le monde !)

Mais la personnalité de Lars Von Trier ne fait rien à l’affaire. Ce sont ses films dont il nous faut parler. Ce que l’homme est (ou nous apparaît être) ne peut que nous aider à comprendre un processus de fabrication, et peu importe la vie de l’artiste si l’on s’en tient à son œuvre.

Lars Von Trier est très largement surcoté. Ce qui est toujours dommageable pour quelqu’un qui possède un tant soit peu de talent (car, pour les autres, après tout, le temps se chargera de leur avenir). Mais en ce qui concerne celui qui nous a donné BREAKING THE WAVES, nous avons juste envie de lui dire d’arrêter de jouer au plus malin avec nous comme le faisait le scénariste Shyamalan du film THE SIXTH SENSE, d’arrêter d’essayer de construire sa légende plus que son œuvre, et d’avoir l’air un peu moins sérieux et grave avec son art. Car le mieux qui puisse arriver à un cinéaste dans cet état-là, c’est de faire des films. Travailler jusqu’à s’affranchir du bien et du mal. Laisser surgir l’essentiel. Ejaculer.

Heureusement, une bonne dépression aide souvent à lâcher prise. Sans quoi nous n’aurions jamais eu ANTICHRIST.

            Comme je n’aime pas Lars Von Trier, jamais je n’aurais pensé voir un de ses films sur grand écran. Mais comme je suis curieux, que je suis l’homme le plus ouvert et le plus tolérant au monde, j’étais à l’écoute de son nouvel opus. Et loin de moi l’idée vouloir passer pour un imbécile. D’ailleurs, pourquoi dit-on d’un imbécile qu’il est borné alors que la bêtise est sans limite ? Il faut aussi mentionner le fait que nous avions été préalablement surpris par la bonne tenue de celui d’avant : DIREKTOREN FOR DET HELE. Et comme je dis toujours : « Si tu sais faire quelque chose, tu le fais. Sinon tu l’enseignes ». Lars Von Trier a arrêté de suivre la seconde voie et s’est enfin mis à faire du cinéma.

Moi, j’aime les personnes humbles. Et le concept de plus grand réalisateur au monde, alors ? A quoi répond-t-il ? Quelle importance qu’il y en ait un au-dessus de tous ? Et au-dessus de qui, d’abord ? De ceux qui sont encore vivants ? De tous ceux qui sont passés au moins une fois derrière la caméra, y compris ma grand-mamie Simone ? Qui juge ? Pourquoi imposer un tel esprit de compétition ? Le cinéma, pour moi, ce n’est pas cela. Le cinéma c’est la coexistence de toutes les formes possibles et même inimaginables. Tout ce qui se dit. Tout ce qui se vit. Tout ce qui fait mon cœur s’accélérer. C’est pour cela que « La lumière vient du fond » parle de tous les cinémas, même ceux que vous ne pensiez pas y trouver. Il y a de la place pour tous et tous sont considérés au même titre. Il n’existe pas un plus grand cinéaste qu’un autre même si, pour moi, Kubrick est le plus grand. Mais il existe une multitude de réalisateurs qui se côtoient et qui viennent THERESA RUSSELLpeupler nos vertiges émotionnels. Quand Tarantino nous donne PULP FICTION, c’est le plus grand. Quand PUMP UP THE VOLUME vous donne envie de dire des horreurs, c’est le plus grand. Quand vous voyez Theresa Russell dans STRAIGHT TIME, vous ne pouvez pas ne pas conclure que c’est la plus grande. Tout a une place. Une place qui ne prend pas celle de quelqu’un d’autre. Une place qui s’additionne. C’est le propre de ce qui est unique. Alors qu’affirmer être le plus grand réalisateur au monde c’est probablement être unique, mais c’est surtout être très seul.

Je me retrouvai donc impatient de voir un film d’un réalisateur que je déteste, sans trop savoir comment l’idée avait bien pu germer et déployer ses tentacules tentantes. Même l’affiche est repoussante ! La naïveté d’une affiche de théâtre, la primitivité d’un stagiaire qui découvre Photoshop, et ce malgré une photo du couple Gainsbourg/Dafoe particulièrement sublime. L’assemblage de ces deux versants ne prend pas. Toutefois, qu’ANTICHRIST déclenche autant de haines et de passions, d’amour, de gloire et de beauté, de prises de position aussi contrastées, cela m’interroge et me dit qu’un film capable de provoquer un éventail de réactions aussi larges est forcément un film qui mérite d’être vu, et nous savons à l’avance qu’aussi mauvais soit-il nous n’aurons de toute façon pas perdu notre temps.

            Lars Von Trier n’est jamais aussi intéressant que lorsqu’il cesse de vouloir prouver qu’il est intelligent et rusé. Quand il se sépare de ses artifices pédants et de ses tics potaches, il devient un réalisateur qui se confie, qui arrive à se trouver, et qui tisse un lien mystique avec son spectateur. Cela peut paraître paradoxal puisqu’il avoue lui-même ne pas avoir fait ANTICHRIST en pensant une seule seconde au public, mais qu’il l’a fait pour lui et uniquement pour lui. S’il ne faut pas trop prendre tout ce qu’il dit pour argent comptant, je pense qu’il faut aussi savoir reconnaître lorsqu’il est juste et entier.

Parce que, de toute façon, on ne fait pas un film pour le public. Ce n’est pas vrai.

Ce sont des arguments de vente, des flatteries délicates et subtiles, des caresses flamboyantes élaborées pour que chacun se sente désiré, considéré et qu’il pense que tel film lui parle à lui tout particulièrement. Il n’y a que les producteurs avides d’argent, les mauvais films, les publicitaires et les studios Disney qui pensent en terme de public. On crée d’abord pour soi. Pas forcément de manière exclusive, mais toute exploration artistique est avant tout un dérivé d’un sentiment, d’une réflexion, d’une envie, d’un processus inconscient, d’une névrose etc. Si Lars Von Trier avoue cela c’est que son film va nous parler de lui, de quelque chose issu de son être, quelque chose qui se contorsionne pour essayer de nous parvenir dans les souffrances les plus atroces. ANTICHRIST ne va pas être facile. Il ne va pas être ordinaire. Pour arriver à ses fins, Lars Von Trier s’oblige à prendre des chemins bruts, ceux qui ne seront pas retravaillés, ceux qui lui sont parvenus tels des rêves non interprétés. Il nous offre de la matière première. Et elle est organique. Il n’est jamais aussi passionnant que lorsqu’il essaie de retranscrire une sincérité, une vision qui lui a été imposée (par sa dépression ?) et non pas qu’il nous impose. C’est parce qu’ANTICHRIST est maîtrisé sans être directif qu’il parvient à nous toucher là où peu s’aventurent. A part le jeune marié.

La bonne idée de Lars Von Trier a été de bannir tout réalisme de son ANTICHRIST.

Voilà un grand film abstrait qui verse dans le baroque et lyrisme. ANTICHRIST ne raconte pas une histoire de manière conventionnelle. Tout est fait pour décaler les points de vue. Ca n’arrête pas tout le long du film. Il est impossible d’en donner une interprétation car il n’en existe pas une seule. Le film utilise tellement d’appuis narratifs qu’il est impossible de se focaliser sur une seule vérité scénaristique. Une fois vous adoptez un point de vue neutre, le plan d’après l’histoire est racontée par Willem Dafoe et l’instant d’après vu par Charlotte Gainsbourg. Et cela est d’autant plus riche que possiblement interchangeable. C’est ici que se trouve le centre névralgique du film. Il est instable, constamment en mouvement, furieusement plein de vie et de pulsions de mort. C’est un festival de chaque instant, comme en témoigne ce plan sidérant où Willem Dafoe cherche Charlotte Gainsbourg dans la forêt, s’arrête, puis le plan passe en subjectif, la caméra pivote comme si Willem cherchait Charlotte du regard tout autour de lui, et hop, Willem se retrouve dans le champ. La mise en scène c’est parfois tout con. Bizarrement, aucun critique ne s’attarde sur ce genre de plan. Ils ont préféré faire leurs choux gras de cet insert provocateur dans la première scène d’amour. Avant d’en parler, je voudrais d’abord souligner cette scène qui introduit la problématique du métrage. Elle nous place d’entrée dans cette abstraction dont je parlais plus haut. Rien n’est réaliste. A commencer par ce ralenti de conscience élargie qui éclate la notion de temps, déstructure tout ressenti et semble rematérialiser tout atome visible. Les gouttes d’eaux ne ressemblent plus à des gouttes. Ce sont des formes qui brillent, se fragmentent, se transforment, prennent vie, crient, s’étouffent et se désintègrent. Mais leur parcours est le plus délicieux que peut connaître toute personne ayant déjà fait l’amour sous la douche. D’autre part, la fadeur de la lumière et le noir et blanc rajoutent à cette impression d’irréalité. Et pour conclure, Lars Von Trier nous débarrasse du son et lui substitue ce magnifique « Rinaldo, lascia ch’io pianga » de Händel. Tout cela crée alors une première scène confondante à l’atmosphère prégnante, anxiogène et perturbante. Nous ne sommes clairement pas en terrain connu. Je fais partie de ceux qui trouvent cette scène magnifique.

ANTICHRIST 01 ANTICHRIST 02

J’aime la confrontation de l’orgasme et de la mort.

J’aime l’idée que ce scénario soit improbable. Et d’ailleurs l’histoire ne s’est probablement pas déroulée comme nous la montre Lars Von Trier. A mon sens, il ne fait que placer le décorum, il ne fait que mettre en opposition les éléments du drame, qu’exposer les faits d’une manière fictionnelle, de façon à ce que cette scène d’exposition ne soit ni neutre ni racontée par Charlotte Gainsbourg ni par Willem Dafoe ni même par le bébé. Elle est juste arbitraire. C’est un point de départ. Evidemment, si l’on n’a toujours pas compris que le film est abstrait la suite risque de s’avérer éprouvante !

Et puis, il y a cette pénétration non simulée (précisons que ce ne sont pas les comédiens du film qui jouent la grande scène du IV à la papa-maman). Mon Dieu ! Quel choc en pleine génération porno ! Moi, ce que je ne comprends c’est qu’il y ait encore des personnes qui sont heurtées par de telles images. Parce que même n’en auraient-ils jamais vues, j’espère quand même pour eux qu’ils l’ont déjà fait ! Oui, il est possible de montrer de telles images dans un cinéma dit conventionnel. Oui, ces images ne sont pas toujours faites pour choquer. Oui elles peuvent faire partie intégrante de l’histoire. Et non, je ne vois pas pourquoi elles seraient de plus mauvais goût qu’une blague pas drôle dans un film avec Yvan Le Bolloc’h et Bruno Solo. Pour ANTICHRIST, vous avez peut-être entendu dire qu’il s’agit d’un plan purement gratuit destiné à choquer le bourgeois qui sommeille en nous (j’en profite au passage que vous dire qu’à peu près tout et son contraire a été dit sur ce film, mais rien de juste et de mesuré, et qu’à peu près personne n’en a profité pour parler du film ! Si bien qu’il a été victime d’une véritable campagne de désinformation et je vous invite à vous rendre dans les salles qui le programment encore pour vous rendre compte de l’immense incompétence de ceux qui arrivent à déjouer la nullité d’un CYPRIEN mais déclarent forfait dès qu’ils se heurtent à un film plus obscur, et, plus effrayant, qui se retrouvent complètement hermétique à tout nouveau langage cinématographique, ne voulant raisonner que par les bases d’un cinéma qu’ils connaissent et comprennent. Bel état des lieux de la critique officielle). Eh bien, ce plan n’est absolument pas gratuit.

D’abord, il faudrait que ceux qui avancent cet argument puissent définir ce qu’est la gratuité au cinéma. Si eux ne le savent pas, moi je vous dirais tout net que la gratuité, cela n’existe pas.

Oriflamme brandie par les plénipotentiaires de la morale.

Cette séquence n’est pas gratuite car elle est complètement intégrée à l’acte et en plein accord avec ce que les personnages éprouvent. Pourquoi filmer plus un baiser qu’une pénétration ? Ne devrions-nous pas nous demander pourquoi notre héritage en est encore à vouloir considérer l’acte en lui-même moins noble que ses prémices ? Certains objecteront sûrement que cet aspect des choses manque de poésie. C’est marrant, à chaque fois que je fais l’amour à ma copine, je vous assure que je n’ai vraiment pas l’impression de manquer de poésie. Ou alors, peut-être, ce sont eux sous leurs draps qui offensent l’image de la beauté. Ce n’est pas très rassurant… Reprenons depuis THEODORE DE BANVILLEle début et attachons-nous à la définition de la poésie. Selon Théodore de Banville, « elle est à la fois Musique, Statutaire, Peinture, Eloquence ; elle doit charmer l’oreille, enchanter l’esprit, représenter les sons, imiter les couleurs, rendre les objets visibles et exciter en nous les mouvements qu’il lui plaît d’y produire ; aussi est-elle le seul art complet, nécessaire et qui contienne tous les autres ». Voilà. Je pense que tout est dit. Lars Von Trier, quant à lui, préfère le porno.

Quoi qu’il en soit de ces attaques encyclopédiques, moi, j’ai trouvé cette pénétration très douce et très poétique. Que voulez-vous que je vous dise ?... De la gratuité ! C’est tellement grotesque comme argument !!! Rien n’est gratuit. Même pas le téléchargement illégal. Il ne peut l’être puisqu’il faut un ordinateur, l’électricité et un abonnement internet. Bizarrement, le gratuit n’est qu’un évènement commercial censé faire vendre encore plus. D’ailleurs, dans quelques années, ce sera le gratuit qui fera la différence. Vous achèterez tel produit parce qu’il sera couplé avec un autre qui sera gratuit. Le gratuit est une stratégie. Au cinéma, c’est pareil.

Rien n’est gratuit.

Ou alors en apparence. Prenez FIGHT CLUB. J’aime beaucoup l’histoire de cette personne qui insère dans les films des images pornographiques subliminales. L’exemple colle bien à ANTICHRIST et je le trouve particulièrement révélateur. Parce qu’il n’y a rien de gratuit là-dedans. Ceux qui ne le comprennent pas peuvent s’en trouver choqués et y voir un acte gratuit. Or, il ne l’est pas puisqu’il fait suite à une démarche politique subversive. Dans ANTICHRIST, c’est la même chose. La démarche de Lars Von Trier est politique. En insérant un tel plan il fait de la politique. Il œuvre pour le cinéma en l’affranchissant de ses servitudes culturelles. En France, Gaspar Noé fait exactement la même chose. C’est aussi pour cela qu’il n’est pas très aimé/compris.

Pour en revenir au film, il faut bien dire qu’il ne nous lâche jamais tant Lars Von Trier travaille à multiplier les perpendiculaires et les transversales. Il n’arrête jamais. Il joue avec les perspectives, déforme l’image, manipule les flous, affûte ses ellipses, distribue l’effroi, fait surgir des effets visuels impactants, dissimule des images subliminales, varie les axes, efface la narration etc. Et puis certains plans, certaines images sont absolument sublimes, d’une beauté formelle incomparable. Il y a de la texture, il y a de l’épaisseur, il y a du goût, il y a du frisson… Bref, le danois soigne les sensations. ANTICHRIST ne doit être envisagé que comme des injections de perceptions. Comme il se place du côté de l’organique et plus précisément du viscéral, il se met à l’écoute des échos symboliques qu’il trouve en chacun de nous.

GASPAR NOE            Bien sûr, certains défauts resurgissent parfois. Comme ces quelques zooms qui appuient l’importance de ce qu’ils désignent, et particulièrement le refuge sous l’arbre. Lars Von Trier semble nous dire : « Souvenez-vous en. Il sera important par la suite. » Que c’est maladroit ! Qu’il est risible ce renard affublé d’une voix satanique ! Et que les images semblent bien annoncées et prévisibles ! Quand on songe qu’il n’y a pas si longtemps que cela William Friedkin nous avait donné une belle leçon de brutalité avec son BUG !

Pourtant, dans ce capharnaüm où rien n’est uniquement beau et où rien n’est uniquement grotesque, mais où le tout est une multitude d’espaces isolés, naît un charme qui n’évoque aucun autre film. Même les scènes les plus gores sont particulièrement réjouissantes tant elles fonctionnent comme des orgasmes. Je viens de dire que ces images semblent préparées. C’est vrai. Il est question de préliminaires. C’est parce qu’il nous dit ce qui va arriver (pas concrètement, mais il annonce une fin inéluctable) que le réalisateur crée la nécessité d’assouvir une pulsion. Il nous faut voir, il nous faut éprouver, il nous faut éjaculer. Dans le cinéma de papa, les plans qui censurent la violence ou les parties génitales sont autant de coitus interruptus. Pas ici.

Si vous prenez part à l’acte sexuel, vous devrez aller jusqu’au bout. Jusqu’à l’orgasme. C’est la promesse d’ANTICHRIST.

Certains attaquent le film sur ce point. Mais il ne s’agit que d’un jugement moral. Parlons donc un peu du film, bon sang ! Si d’autres ont pu détourner la tête, moi je me suis gargarisé du spectacle proposé. Parce que le gore, c’est comme la violence, c’est comme la comédie, c’est comme un ballet, c’est comme une fusillade, ce n’est que de l’esthétique. Autant elle n’est presque jamais réussie dans la plupart des films d’horreur, autant dans ANTICHRIST elle est jubilatoire.

            Alors que veut donc dire ce drôle de film ? La question même n’a pas de sens. Parce que Lars Von Trier n’a pas de message à faire passer. Pas de cette manière. Et puis ceux qui cherchent des messages n’ont qu’à pas aller au cinéma. C’est marrant, on ne demande plus à Lynch ce que veulent dire ses films depuis qu’on a appris à le ranger derrière la maxime : « ses films ne sont pas à comprendre mais à ressentir ». Ce qui ne les explique pas plus.

Le message de Lars Von Trier est celui d’une imagerie faite de références, de clins d’œil, de symboles, de renvois culturels, d’inconscients communs, de clichés… Leur agencement engage un renvoi vers des éléments non affirmatifs, non réels, qui ne participent d’aucune vérité, si ce n’est celle que chacun perçoit. C’est pour cela qu’il n’existe pas d’interprétation unique d’ANTICHRIST. Serait-ce un film misogyne ? Il est possible d’y répondre oui. Dans ce cas-là, il est aussi tout à fait possible d’argumenter en faveur du contraire. Mais il est impossible d’affirmer qu’une solution est plus vraie que l’autre. Les deux vérités coexistent au sein du même espace.>/span>

Pour moi, ANTICHRIST n’est pas misogyne.

Je n’ai pas vécu le film de cette façon et j’ai même été étonné de lire cela. Je crois qu’il s’agit beaucoup plus d’un film sur la peur des femmes. Or, la misogynie est une ramification de la peur des femmes. Pourtant, si le film œuvrait contre l’une des deux espèces, j’aurais plus l’impression que c’est contre les hommes (d’ailleurs, très souvent chez Von Trier, les femmes ont les rôles principaux et les hommes les mauvais rôles). Parce que si Charlotte Gainsbourg s’en prend violemment à son mari, ce dernier ne peut être entièrement exempté de tout reproche. C’est quand même lui qui passe outre les premiers commandements de la psychanalyse, à savoir tu n’analyseras pas ta femme et tu ne coucheras pas avec ta patiente. Son influence sur elle est plus sournoise, plus subtile. Mais, là encore, impossible de trancher entre un mari qui essaie très maladroitement d’aider sa femme ou une ordure qui joue un jeu des plus pervers avec elle. Et, à ce stade, je voudrais m’attarder sur l’interprétation de Willem Dafoe. Parce que si le prix d’interprétation pour Charlotte Gainsbourg est entièrement mérité (et en plus elle n’hésite pas à sortir les pommes du frigo), Dafoe, lui, est aussi magistral de retenue, d’écoute, de délicatesse, d’obscurité, dans un rôle ambivalent assez ingrat. C’est évidemment le personnage central du film, celui qui tient les rennes. Charlotte Gainsbourg n’est que le catalyseur de toute son organisation.

LA STANZA DEL FIGLIO            Finalement, le plus débectant dans tout cela c’est qu’entre deux films sur la perte d’un enfant (LA STANZA DEL FIGLIO et ANTICHRIST), la Palme revient au premier qui n’est qu’un roman-photo larmoyant et sans idée, alors que le second virevolte dans tous les sens, travaille son cinéma, et ne repart qu’avec des huées et un filet garni. Film sur le travail de deuil et la reconstruction, ANTICHRIST est de loin le plus beau, notamment parce qu’il permet une narration flottante qui vient contrebalancer toute idée d’apaisement. Parce qu’il n’est pas qu’un seul argument valable pour apaiser une souffrance. Parce qu’il y aura toujours le moindre détail qui se montrera culpabilisant. Tout devient source de conflit et de victimisation. En témoigne le plan où Charlotte Gainsbourg voit son enfant tomber par la fenêtre et ne fait rien parce qu’elle est en train d’avoir un orgasme avec Willem Dafoe. Ce ne sont pas ce que disent les images qui importent ici. Nous l’avons déjà dit, si vous regardez le film au premier degré vous risquez de passer à côté. Ce qui est important dans cet exemple, c’est ce que deviennent les personnages une fois que l’idée est apparue, une fois qu’elle a réussi à s’insérer dans l’esprit de Charlotte Gainsbourg. Mais rien ne nous dit que c’est véritablement ce qu’il s’est passé. Cela pourrait tout aussi bien être Charlotte Gainsbourg qui se rend coupable de la mort de son enfant et se force à croire ce qui n’est pas avéré. Pour chercher un sens à tout cela. D’ailleurs, Willem Dafoe lui dit à moment donné que ce sont ses pensées qui déforment la réalité. Faire cohabiter plusieurs réalités en faisant qu’elles soient toutes valables, voilà le vrai tour de force d’ANTICHRIST. Malgré cela, une chose est sûre : je n’irai pas passer mes vacances dans la tête de Lars Von Trier.

Par MAYDRICK - Publié dans : LUMIERES
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Lundi 29 juin 2009

 VOYNA I MIR Sergei Bondarchuk (1967)
    635,3 millions de $

2  PIRATES OF THE CARIBBEAN : AT WORLD'S END Gore Verbinsky (2007)
    307 millions de $

3  CLEOPATRA Joseph L. Mankiewicz (1963)
    305,1 millions de $

SUPERMAN RETURNS Bryan Singer (2006)
    284,2 millions de $

 TITANIC James Cameron (1997)
    264,4 millions de $

6  SPIDER-MAN 3 Sam Raimi (2007)
    264 millions de $

7  WATERWORLD Kevin Reynolds (1995)
    243,7 millions de $

8  PIRATES OF THE CARIBBEAN : DEAD MAN'S CHEST Gore Verbinsky (2006)
    236,8 millions de $

9  TERMINATOR 3 : RISE OF THE MACHINES Jonathan Mostow (2003)
    230,6 millions de $

10  QUANTUM OF SOLACE Marc Forster (2008)
       226,7
millions de $

11  KING KONG Peter Jackson (2005)
       224,9 millions de $

12  SPIDER-MAN 2 Sam Raimi (2004)
       224,7 millions de $

13  X-MEN : THE LAST STAND Brett Ratner (2006)
       221 millions de $

14  WILD WILD WEST Barry Sonnenfeld (1999)
       216,5 millions de $

15  SPEED 2 : CRUISE CONTROL Jan de Bont (1997)
       211,5 millions de $

16  METROPOLIS Fritz Lang (1927)
       207,3 millions de $

17  THE 13TH WARRIOR John McTiernan (1999)
       203,8 millions de $

18  TERMINATOR SALVATION McG (2009)
       200 millions de $

19  TRANSFORMERS : REVENGE OF THE FALLEN Michael Bay (2009)
       200 millions de $

20  THE CHRONICLES OF NARNIA : PRINCE CASPIAN Andrew Adamson (2008)
       197,1 millions de $
 

21  TROY Wolfgang Petersen (2004)
       196,6 millions de $

22  THE CHRONICLES OF NARNIA : THE LION, THE WITCH AND THE WARDROBE Andrew Adamson (2005)
       195,6 millions de $

23  THE POLAR EXPRESS Robert Zemeckis (2004)
       185,3 millions de $

24  THE GOLDEN COMPASS Chris Weitz (2007)
       184,2 millions de $
 

25  INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL Steven Spielberg (2008)
       182,3 millions de $

26  THE DARK KNIGHT Christopher Nolan (2008)
       182,3 millions de $

27  LETHAL WEAPON 4 Richard Donner (1998)
       182,3 millions de $

28  ARMAGEDDON Michael Bay (1998)
       182,3 millions de $

29  VAN HELSING Stephen Sommers (2004)
       179,7 millions de $

30  EVAN ALMIGHTY Tom Shadyac (2007)
       179,1 millions de $

31  SUPERMAN Richard Donner (1978)
       179 millions de $

32  WALL-E Andrew Stanton (2008)
       177,4 millions de $

33  MONSTERS VS ALIENS RobLetterman / Conrad Vernon (2009)
       175 millions de $

34  UP Pete Docter / Bob Peterson (2009)
       175 millions de $

35  ALEXANDER Oliver Stone (2004)
       174,1 millions de $

36  MASTER AND COMMANDER : THE FAR SIDE OF THE WORLD Peter Weir (2003)
       173 millions de $

37  THE MATRIX RELOADED Andy Wachowski / Larry Wachowski (2003)
       173 millions de $

38  THE MATRIX REVOLUTIONS Andy Wachowski / Larry Wachowski (2003)
       173 millions de $

39  THE PERFECT STORM Wolfgang Petersen (2000)
       172,5 millions de $

40  THE WORLD IS NOT ENOUGH Michael Apted (1999)
       171,9 millions de $

41  G.I. JOE : RISE OF COBRA Stephen Sommers (2009)
       170 millions de $

42  STUART LITTLE Rob Minkoff (1999)
       169,4 millions de $

43  GODZILLA Roland Emmerich (1998)
       169,2 millions de $

44  SHREK 2 Andrew Adamson (2004)
       168,5 millions de $

45  POSEIDON Wolfgang Petersen (2006)
       168,4 millions de $

46  PEARL HARBOR Michael Bay (2001)
       167,7 millions de $

47  DIE ANOTHER DAY Lee Tamahori (2002)
       167,5 millions de $

48  TARZAN Chris Buck / Kevin Lima (1999)
       165,6 millions de $

49  MEN IN BLACK II Barry Sonnenfeld (2002)
       165,1 millions de $

50  TREASURE PLANET Ron Clements / John Musker (2002)
       165,1 millions de $

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Lundi 29 juin 2009
CLASSEMENT
482 points KENNEBUNKT 19 points MALTASARD
364 points TOUTDU 18 points LE BRU
279 points ODOMAR 16 points RIDDICK
234 points SAMOM 15 points MISS_PAPATTE
89 points GUCHO   SADMAN
82 points AKARIZA   ISA
72 points LEF' 14 points SIN
64 points YANN KERBEC 12 points MC MURPHY
61 points WEPETE PRIEST 11 points ALAN SMITHEE
59 points ABORIGINAL 10 points M
58 points LIMBO   MESS
49 points HARVEY BOLLOCKS   NADINE
45 points SEB   ROBERT PLANT JUNIOR
41 points COLUMBOY   KINGDOM HOSPITAL
38 points TITINE 9 points DR DEVO
  RAYMONDE   TONTON BDM
35 points CRE 8 points AL
34 points BILLY   STONI
31 points CHRIS 7 points DIRTYDIETZ
28 points MOVIE 6 points FLESH GORDON
27 points LOMOK   ANNE
24 points DICK LAURENT IS DEAD 5 points LE SEB
21 points HARTIGAN    

 

 

Pour 10 points :


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Dimanche 28 juin 2009
Et pour quelques dollars de plus :  


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